La location meublée a
connu un regain d’intérêt ces dernières années, d’une
part, notamment pour la souplesse de sa réglementation,
et, d’autre part, pour les avantages fiscaux qu’elle
procurait.
C'est peut-être un mythe, même si sa place n’est pas
négligeable.
Seuls 23,80 % des bailleurs privés préfèrent louer en meublé.
Ceux qui optent pour ce régime le font essentiellement pour des raisons
fiscales, la souplesse de la réglementation ne
convainquant que 42 % des bailleurs en meublé
privés.
Par ailleurs, le choix du meublé, pour des motivations
fiscales, concernent les bailleurs particulièrement
informés, qui savent que cette option leur permet, dans
certains cas, d’échapper à la plus-value ou de sortir
les biens loués en meublé de l’assiette de l’ISF.
Même si l’engouement pour la
location meublée semble s’émousser,
peut-être du fait des réglementations successives qui se
rapprochent progressivement de celles applicables aux
locations vides, 14,52 % des bailleurs en vide avouent
leur intention de passer au statut de meublé.
L’évolution de ce marché reste donc à surveiller.
En même temps, la connaissance des avantages liés à la
location meublée semble encore un peu floue pour ces
impétrants : seuls 8,70 % d’entre eux envisagent de
passer sous le statut du loueur en meublé professionnel
(LMP) et plus de 91 % avouent ne pas savoir que le
loueur en meublé qui loue habituellement plus de quatre
logements est soumis à une réglementation particulière.
Les bailleurs privés ont atteint une certaine sérénité, guidée par beaucoup
de pragmatisme.
Ils restent persuadés que l’investissement immobilier locatif reste un placement
sûr, et somme toute relativement rentable, d’autant qu’ils ont pleinement
profité des dispositifs de défiscalisation.
Ils considèrent leurs locataires et cherchent, de plus en plus une
location de logements meublés, à installer une
relation de confiance avec lui. Cela nécessite de lui fournir un logement en bon
état et d’y réaliser régulièrement des travaux.
Leurs exigences ont baissé quant aux garanties qu’ils demandent au locataire et
quant au niveau de revenu qu’ils exigent. C’est là la marque de leur pragmatisme
: ils savent que la solvabilité du locataire a des limites.
En conséquence, ils privilégient des populations dont ils sont certains que la
demande est en adéquation avec le logement qu'ils proposent. Les jeunes et les
étudiants gagnent beaucoup à ce changement d’attitude.
Bien sûr, la crainte des impayés reste vive, mais les bailleurs privés ont
intégré ce risque dans leur gestion. A priori, ils ne cherchent pas à se
protéger à tout prix contre ce risque, et préfèrent mettre tout en oeuvre pour
inciter le locataire à payer régulièrement que de s’installer dans des
procédures de contrôle et de suspicion.
Cette attitude a pour contrepartie le souhait qu’ils expriment de voir les
litiges se régler plus simplement et plus rapidement lorsque ceux-ci
surviennent.
Le bailleur est content d’être bailleur, il a confiance en la pierre et il sait
que son locataire est aussi un client qu’il faut satisfaire.